Stop à la langue de bois ! Mes soeurs, ne vous faites pas avoir par les mensonges par omission de votre radiothérapeute !


Deux mois et demi après l'arrêt de la radiothérapie, je suis toujours aussi crevée, voire plus !

Eh ben, on dirait que c'est normal, comme indiqué ici.

Bon, si c'est normal...Je sieste sans scrupules, comme d'hab. Chouette alors !

Mais je viens d'apprendre dans ce lien qu'on peut développer longtemps après (10 ou 20 ans), un cancer secondaire.

Youpi ! Quelle bonne nouvelle.
Enfin, on verra d'ici là. Une chose à la fois, je fume toujours, (c'est pas bien, mais...) alors, je sais à peu près :
- que je vais mourir un jour, ça c'est acquis, à présent.
- et que j'ai toutes les chances que ce soit d'un cancer quelconque.
C'est la maladie du nouveau siècle, on guérit à peu près tout, sauf le sida et le cancer (et les maladies neurodégénératives, quoique la recherche avance).
La peur n'évitant pas le danger, pas la peine de s'en faire. La peine d'arrêter de fumer, ça, par contre... Je m'y mettrai à ma reprise du boulot, promis, parce qu'ici, chez moi, si je ne fume plus, je vais m'empiffrer et prendre 30 kilos. Or j'aime bien avoir perdu quelques kilogs !
Et puis, avec l'opération de ma Gazelle Jolie dans 5 jours, vous pensez vraiment que le moment soit bien choisi, vous ? Je voudrais vous y voir !

Par contre, dans ce lien généraliste, on ne parle pas du lymphoedème, ni des douleurs.

Or, mon esprit sagace (appelez-moi Sherlock, dorénavant), s'est rendu compte que le lymphoedème s'est déclenché quinze jours à peu près après le début des rayons... Ouais ! Bingo !

Avant, prévenue par les excellentes infirmières de chimio (Sandrine et Céline, que je salue au passage, bisous bisous, les filles), je faisais gaffe déjà, à ne pas porter de lourd, ne pas faire d'efforts du bras gauche, enfin, à peu près, et j'ai continué pendant les rayons. Et paf, un matin, un lapin euh non, un gros bras !
(OK, il m'a fallu cinq mois pour percuter, mais je suis j'étais blonde, aussi ! Bande de mauvais esprits...)

Quant aux douleurs dans la tototte irradiée, et sous le bras, elles ne sont arrivées qu'aux environs de Noël, soit un mois après la fin de ma "torture" quotidienne - torture à retardement, recevoir les rayons ne fait pas mal, je vous le répète, la répétition fixe la notion, hormis le risque de brûlures auquel j'ai réchappé, on ne sent rien du tout.
Mais on dirait bien que les douleurs augmentent, (plus qu'hier, moins que demain, comme sur la médaille) même si la taille de ma tototte (trop grosse car enflée), reste stable, elle, Dieu merci.
Comme je vous l'ai déjà dit, la chir a dit que c'était normal, ces douleurs, et que ça peut perdurer pendant 10 ou 20 ans. Perspective glamour s'il en est !

La bonne nouvelle, c'est que ces douleurs sont supportables sans antalgiques. Pour l'instant.

La mauvaise, c'est que mes seins sont parfaitement assymétriques !

asymetrie-mammaire

Enfin, parfaitement, façon de causer.
Non à la dictature de la beauté et des magazines ! Après tout (là, je pète un peu les plombs, voyez...)
Heureusement, c'est l'hiver, donc sous les gros pulls, ça ne se voit pas trop.

Hier, pour rire, j'ai essayé de remettre un soutif.
Je n'en porte plus depuis la chirurgie, car c'est pas bon pour la lymphe (ah ah ah, rire jaune vif).
Mais ma ptose mammaire semble s'être plutôt améliorée depuis, comme le laissait entendre cet article controversé sur les dangers du port du soutien-gorge. (entre autres, suffit de chercher sur Google, merci à Wonder Fofie, aussi, qui me l'avait envoyé il y a quelques mois).
Controversé, certes, mais dans le doute, et avec ma cicatrice douloureuse sous le bras, hein ?


Ce qui fait deux bonnes nouvelles finalement !

ptose

 

 

 

 

ça c'est un exemple de ptose, (avant après chirurgie esthétique, chez moi c'est peut-être un peu moins, comment dire, évident, la différence). Cool, non ! Jetez vos soutien-gorge  au feu, comme les féministes de mai 68 !


Quelle poilade : bonnet gauche prêt à exploser, bonnet droit tout vide, une misère ! (Ben oui, quand je perds du poids, c'est toujours par les totottes que ça commence, jamais par mes fesses, hélas ! Donc à droite, net amaigrissement). J'exagère à peine.
Vais devoir acheter des escalopes (terme désignant les prothèses amovibles qu'on glisse dans le soutif pour faire pigeonner un décolleté sexy) pour me mettre en maillot de bain cet été, en Italie (Yes yes yes).

Comme elles se vendent par 2, ces escalopes, j'en aurais plus longtemps. C'est économique !
Encore une nouvelle qui me remonte le moral, tiens !
Enfin, j'espère encore que d'ici l'été, ma géométrie variable sera revenue plus normale et que je n'en aurai pas besoin, je vais attendre juin pour les acheter si nécessaire.

Bon, fin de l'état des lieux du jour, j'ai la dalle ! Parmi les effets secondaires de la chimio et des rayons, il n'y a JAMAIS eu de perte d'appétit. On ne peut pas avoir tous les bonheurs, non plus !

Bon app, bonne journée et bon week-end, amis de la bombasse radioactivée ce matin.