Un monde fou malgré le temps affreux de cette fin mars...Pluie, vent, 5 degrés, la totale, quoi...

Nous tous bien sûr, mes frère et soeur, leurs époux(se), tous leurs enfants, et nous six évidemment, mon chéri et moi, Rémi et Marie, Margaux et Julien. Ne manquait que la petite Lili, qui était sagement dans sa classe de maternelle.

Ta nièce et filleule de Bordeaux et son compagnon, ton neveu de Pau, ta nièce de Paris, Cathy venue de l'Oise, ils avaient tous fait le voyage.

Ne manquaient que ton beau-frère, hospitalisé pour un remplacement de hanche...et son fils, ton filleul, en vacances au bout du monde...et coincé suite aux attentats de Zaventem, avion resté au sol...

Les cousins et cousines, sauf Eliane et Jeanine, trop âgées et malades pour voyager...

Les voisins et voisines, les vieux amis de toujours (vieux car amis depuis longtemps et vieux... car la doyenne, Mimi approche les 93 printemps...), même ceux que nous n'avions pas vus depuis fort longtemps...et que tu aurais aimé avoir plus souvent au téléphone ou en visite chez toi...

Il y a eu de la musique (belle) et des discours : mon discours d'accueil où j'ai expliqué pourquoi tu n'étais pas là...

La lecture que mon frère a faite, gros effort car il n'aime pas parler devant la foule...

Un discours émouvant qui a fait pleurer tout le monde écrit par ta petite Agathe, qui a si bien parlé... et pleuré aussi.

Il y avait des fleurs et des fleurs, plein de fleurs, normal, c'était le printemps (malgré cette météo de merde).

Un deuxième zinzin deux heures plus tard nous a réunis, le noyau dur familial et les amis proches, avec ta chanson préférée, tous tes petits enfants qui ont lu un poème que tu aimes, et même un diaporama pour que tu sois présente malgré ton absence...

Un petit lunch avec les mêmes... 

Une journée bizarre quand même où pourtant des rires ont fusé...

Tu avais la vedette, malgré ton absence...

Oh je sais, tu me feras remarquer que tu étais là, mais je ne suis pas d'accord, ce qui était là, ce n'était pas toi.

Ce n'était plus toi, Maman, mais juste un corps voué aux flammes, et dont on a éparpillé les cendres exactement à côté de celles de papa, au jardin du souvenir, en fin de journée, quand tout était consommé, ou devrais-je dire consumé. 

C'était tes funérailles, Maman, on s'est appliqués tous les trois à faire les choses comme tu l'avais souhaité et plus encore...

C'est sûr, tu aurais aimé. 

Et tu nous manques tellement...

Maman

FUNERAILLES1