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Mère-Edith Atomique

06 janvier 2017

C'est sûr, tu aurais aimé...

Un monde fou malgré le temps affreux de cette fin mars...Pluie, vent, 5 degrés, la totale, quoi...

Nous tous bien sûr, mes frère et soeur, leurs époux(se), tous leurs enfants, et nous six évidemment, mon chéri et moi, Rémi et Marie, Margaux et Julien. Ne manquait que la petite Lili, qui était sagement dans sa classe de maternelle.

Ta nièce et filleule de Bordeaux et son compagnon, ton neveu de Pau, ta nièce de Paris, Cathy venue de l'Oise, ils avaient tous fait le voyage.

Ne manquaient que ton beau-frère, hospitalisé pour un remplacement de hanche...et son fils, ton filleul, en vacances au bout du monde...et coincé suite aux attentats de Zaventem, avion resté au sol...

Les cousins et cousines, sauf Eliane et Jeanine, trop âgées et malades pour voyager...

Les voisins et voisines, les vieux amis de toujours (vieux car amis depuis longtemps et vieux... car la doyenne, Mimi approche les 93 printemps...), même ceux que nous n'avions pas vus depuis fort longtemps...et que tu aurais aimé avoir plus souvent au téléphone ou en visite chez toi...

Il y a eu de la musique (belle) et des discours : mon discours d'accueil où j'ai expliqué pourquoi tu n'étais pas là...

La lecture que mon frère a faite, gros effort car il n'aime pas parler devant la foule...

Un discours émouvant qui a fait pleurer tout le monde écrit par ta petite Agathe, qui a si bien parlé... et pleuré aussi.

Il y avait des fleurs et des fleurs, plein de fleurs, normal, c'était le printemps (malgré cette météo de merde).

Un deuxième zinzin deux heures plus tard nous a réunis, le noyau dur familial et les amis proches, avec ta chanson préférée, tous tes petits enfants qui ont lu un poème que tu aimes, et même un diaporama pour que tu sois présente malgré ton absence...

Un petit lunch avec les mêmes... 

Une journée bizarre quand même où pourtant des rires ont fusé...

Tu avais la vedette, malgré ton absence...

Oh je sais, tu me feras remarquer que tu étais là, mais je ne suis pas d'accord, ce qui était là, ce n'était pas toi.

Ce n'était plus toi, Maman, mais juste un corps voué aux flammes, et dont on a éparpillé les cendres exactement à côté de celles de papa, au jardin du souvenir, en fin de journée, quand tout était consommé, ou devrais-je dire consumé. 

C'était tes funérailles, Maman, on s'est appliqués tous les trois à faire les choses comme tu l'avais souhaité et plus encore...

C'est sûr, tu aurais aimé. 

Et tu nous manques tellement...

Maman

FUNERAILLES1

 

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Adieu 2016 ! Pas si pire, finalement !

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Adieu 2016 !

La mode est aux bilans, alors, comme tout le monde, je fais le mien.

D'abord les nouvelles de ce foutu cancer que je n'ai plus vu qu'on me l'a enlevé...

Bonnes.

En janvier, visite chez l'oncologue, on quitte le tamoxifene pour les anti-aromatases : c'est parti pour cinq ans d'Aromasine. Ça, c'est fait. 

En avril, mammo : RAS. Ça, c'est fait aussi.

En juin, visite chez ma chir ? Ben non, ça, c'est pas fait. Je l'aime beaucoup et je lui suis infiniment reconnaissante de m'avoir fait d'aussi jolies et invisibles cicatrices, mais j'avais d'autres chats à fouetter.

Et puis on nous bassine avec le trou de la secu, alors ...

Port-a-cath toujours bien en place, j'y suis habituée, j'y tiens même, il me rappelle les chimios, rayons, scans et autres bilans jouissifs. Et que je vis toujours.

Voilà pour le cancer, nouveau rendez chez l'onco le 13 prochain.

Je vous tiendrai au courant.

Sinon, 2016 a surtout été l’année de la mort de ma maman.

En mars, mais elle était hospitalisée depuis le 26 décembre, et je savais qu’elle ne reviendrait pas depuis le 27 décembre…

Plus de foie, les complications, le transfert en soins de suite, puis l’arrivee en Ephad en février.

Ce qu’elle ne voulait à aucun prix. Mais le moyen de faire autrement ? Elle ne pouvait pas rentrer chez elle.

Je suis sûre qu’elle se savait deja foutue depuis le milieu de l’année 2015, mais elle ne nous avait rien dit, elle prenait du ventre… Et mettait ses papiers en ordre.


Bref, elle a décidé de mettre fin aux pompages douloureux de son ascite le 13 mars, quand la toubib est venue lui annoncer que ses reins..., et d'arrêter les soins curatifs.

Et donc d'arrêter de vivre par la même occasion.

 

J'etais présente quand elle a exprimé cette volonté au médecin de l' Ephad. Mes larmes degoulinaient sans me demander la permission. Mais elle était farouchement déterminée, très claire. A quoi bon protester ? Nous, ses trois enfants l'avons laissé faire. Elle a eu toute sa tête jusqu'à ce que la morphine l'assomme pour le compte, et elle a toute sa vie été une vraie bourrique, avec une volonté de fer, il ne fallait pas lui en raconter !

Il y a longtemps déjà qu'elle en avait marre de vivre, elle le disait, et nous, on l'engueulait gentiment en disant non non non, tu nous enterreras tous....

Et elle répondait "  jamais de la vie ! "

Et on rigolait toutes les deux. Moi, jaune.

Elle est partie sereine le 21 mars, après avoir reçu des soins palliatifs d’une grande humanité, et entourée de ses trois enfants et de certains de ses petits enfants, tous les jours qui ont précédé son départ.

Qui a eu lieu bien sûr pendant la nuit, elle était du genre contrariant. Maman .


Et, depuis,  je suis apaisée moi aussi.

Ce que je redoutais le plus au monde apres la perte de mon mari et de mes enfants, ça va sans dire, est arrivé, c’etait inéluctable, chaque jour qui passait était un jour de moins, et cette idée me pourrissait la vie.

Il y avait trop longtemps que je la voyais décliner, se ratatiner , souffrir physiquement en permanence, et souffrir de devenir une charge pour nous.

J'avais tellement peur de la perdre...


Bon, j’ai été trop longue, mais ça fait du bien de mettre tout ça par écrit, je ne l’avais pas encore fait, l'occasion fait le larron, ce blog a une fonction exutoire.

Et je n'ai rien à me reprocher, nous avons respecté sa volonté et nous nous sommes mis en quatre pour rendre ses dernieres semaines le plus...vivable possible.

Elle me manque souvent. Mais je pense à elle calmement.m

Parfois j'ai envie de lui téléphoner... De lui demander son avis... La période des fêtes me faisait un peu peur, mais s'est passée sans larmes. Nous avons évoqué son souvenir en famille.


Sinon, mes enfants ont trouvé leur voie ,(et leur moitié respective), mon mari  ( vous ai je dit que ?? Si si si, ça, c'est fait aussi) va plutôt bien, je me suis inscrite en fac de lettres pour apprendre le néerlandais ( un truc de dingue, ca ressemble à rien, c’t idiome, pourtant, j’ai déjà appris l’anglais, le russe et l’espagnol. Et le français. Et le latin.)

Me voilà enfin étudiante, avec pile 40 ans de retard. J'adore.

Sauf que j'ai loupé 2 semaines à la rentrée, 4 en novembre car j'etais tombée dans l'escalier (raté une marche en courant trop vite), et mon coccyx m'interdisait de conduire, et de rester assise plus d'une demi-heure dans un fauteuil, alors pensez, une heure, au moins sur les bancs de l'amphi, pas possible.

Comme j’ai tapé tout ça de la main gauche, car je me suis pété le poignet droit le 19 décembre, (en tombant dans l’escalier, encore me direz-vous ? Ben oui, j'avais la grippe - carabinée - et j'ai eu un éblouissement, et paf, six marches, deux broches, joyeux noel !) Je vais encore louper 5 semaines.

Au moins. parce que, dans Quatre semaines maintenant, on enlève les broches. et qui sait, on replâtrera peut-être.

Pas grave, je rattraperai, vive internet.

Première fracture de ma vie, ça aussi, c'est fait. Ostéoporose ? C'est de mon âge. Et c'est les effets secondaires de l'aromasine. Entre autres, épuisement permanent.

Ah oui, j'ai pris un an. Encore. Ça commence à bien faire.

Je vous passe le film dans ma tête, chute, chutes, métastases cérébrales???? non le scanner est formel, le docteur n'a rien vu. (Donc c'est confirmé, je n'ai pas de cerveau, il n'a RIEN vu - rires- ).

…Bref, je passe le temps en écrivant.

Et je ne prends pas de bonnes résolutions vu que je ne les tiens jamais. Sauf peut-être de devenir une parfaite gauchère. 

 Bonne année 2017 à tous ceux qui me feront l'honneur de me lire. Sincèrement. Je vous aime.

Gelukkig nieuwjaar ! 

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18 mai 2016

Aux dernières nouvelles, ça baigne...

Contrôles mammo et écho des seins, ostéodensitométrie osseuse : RAS. Trois ans après, mon crabe semble mort, et bien mort.

Je prends scrupuleusement mes anti-aromatases, (oui, j'ai largué le tamoxifène depuis janvier, pour passer à l'aromasine) :  une pilule chaque matin, ma barbiche pousse, mais le crabe ne revient apparemment pas...et l'ostéoporose qui me pend au nez n'a pas encore eu le temps de s'installer.

Bon, j'en ai pris pour cinq ans d' Aromasine, plus que quatre ans et demi, youpi !

Parce que les crampes que je subissais (surtout la nuit en plus) et qui étaient soi-disant dûes aux effets secondaires du Tamoxifène, je les subis toujours. Je prends des granules homéopathiques de

Dans quels cas utiliser Cuprum Metallicum ?

Nom français : Cuivre Noms communs : Cuivre rouge Famille : Métal (Cu) La rédaction de cette fiche repose sur la loi de similitude et l'expérimentation. Une substance capable de provoquer des symptômes chez un sujet sain peut les guérir chez un sujet malade.

http://www.passeportsante.net


CUPRUM METALLICUM, mais depuis peu, et je ne ressens pas de véritable amélioration. Pas grave si c'est juste ça le prix à payer, on va pas se plaindre, hein ? Après tout, je pourrais être morte, si j'avais négligé un peu plus de faire mon dépistage, en 2013.

Comme je n'avais rien de bien intéressant à raconter, je n'alimentais plus ce blog, néanmoins, s'il me reste quelques fidèles groupies (rires), je me suis dit qu'elles seraient contentes de savoir où j'en suis. 

Donc voilà, mon cancer que je n'ai plus vu qu'on me l'a enlevé, n'est pas (encore ? ) revenu,

Halléluia ! 

Pas considérée guérie pour autant.

Pas le moral, mais pas à cause du cancer, mais c'est une autre histoire...Début d'année très difficile et triste...

En mode marmotte et/ou ermite, ça passera, vivement les vacances...

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04 septembre 2015

Ma toute première fois (toutoute première fois...)

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C'était hier, le 3 septembre 2015, jour de rentrée scolaire ( !?) de ma Gazelle Jolie !

Nan, pas la toute première fois pour elle, d'ailleurs c'était sa rentrée en FAC, pas à l'école !

Mais POUR MOI, c'était la toute première fois.
Enfin, depuis sa première rentrée, of course, à la maternelle, en 1997...

Toute première fois :

  • Que je n'étais pas avec elle pour l'aider à passer la porte. De la maison, déjà, première étape.De la voiture, ensuite (bon, c'est une portière, mais on va pas chipoter sur le lexique, non plus).

  • Que je n'étais pas avec elle, avant de partir, le matin, pour papoter pendant le petit-déj (le sien, moi je n'arrivais pas à manger) pour la dé-stresser. Enfin essayer...Parce que, stressée comme je l'étais, avec le recul, je me dis que ça n'était dans doute pas 100% efficace. Au contraire. Carrément contre-productif. Mais bon, je n'ai jamais prétendu être une mère parfaite. Même si j'aurais bien aimé...

  • Que je n'ai pas (enfin, presque pas) eu mal au ventre, l'estomac en capilotade, le gosier coincé, l'oesophage acide, la sueur mauvaise...

  • Que je n'ai pas dû me lever tôt, me préparer, prendre la voiture, aller jusqu'à l'école, le collège, le lycée (choisissez vous même), l'inciter à y aller, l'encourager ("tu verras, ce sera super....", "bon, je crois qu'il est temps d'y aller ?" etc...)

  • Que je ne suis pas revenue avec elle, à la maison,  en larmes, toutes les deux (non, ça c'est pas la première fois, heureusement, mais c'est arrivé, jadis, plusieurs fois, d'où le stress, l'estomac, la sueur etc...).Que je n'ai en conséquence, pas dû aller bosser malgré mon coeur, mon estomac, mon gosier et le reste ...en ruines. Du reste, je ne vais plus bosser, ni en ruines, ni en forme, mais bon.

Côté larmes, toutefois,mon honnêteté légendaire (!?) m'oblige à vous avouer, que soudain, en me lavant les dents, vers 9 h 30 du matin, j'ai fondu en larmes (je savais qu'elle commençait à 10 heures). Du coup, j'ai avalé du dentrifrice. De travers.

Mais bon, j'ai repris mon souffle, séché mes larmes et je me suis moquée de moi dans la glace.

Et j'ai promené partout dans la maison, avec moi, dans ma poche, mon téléphone portable, en attendant LE sms de ma puce, qui me dirait que tout baigne...

SMS que j'ai reçu vers ...13 H30  (sale gosse, va).

Et tout baignait, elle reprenait à 15 h, du coup, elle faisait du lèche-vitrine au Centre Commercial d'à côté de la fac, avec son Juju qui l'avait accompagnée depuis le matin (jusque dans l'amphi, sisisi, il a fait mieux que moi les années précédentes ! Enfin, sauf la première fois, à la maternelle, en 1997. Je suis une mère indigne, c'est la preuve ! )

Et vers 17 h, elle m'a carrément téléphoné ! Petit amour de sa maman ! Pour me raconter sa journée. Super-lèje, la journée, soit dit en passant. 10h-12h, 15h-16h30. Mais ça ne va pas durer (y paraît).

Bref, elle reprend mercredi (cooooooooooool). Enfin, pas vraiment, elle y retourne lundi et mardi, mais "c'est pour faire des trucs rigolos pour l'intégration" (sic). Genre course en fauteuils roulants et course avec les yeux bandés et une canne blanche. C'est sérieux (mission handicap) mais rigolo. Les autres activités prévues, elle ne m'en a pas donné le détail, et ça vaut sans doute mieux.

Aujourd'hui, suis calme, détendue, ils reviennent ce soir à la maison pour le week-end...
Ah oui, je ne vous ai pas dit qu'elle avait quitté la maison, aussi ? Je vous en reparlerai. Ou pas.

Toute première fois depuis... 26 ans, que je n'ai pas de rentrée scolaire à gérer. Génial, non ?

Ou pas.

La bombasse, heureuse quoique un tantinet désemparée...

rentrée

 

 

25 août 2015

J1 de ma nouvelle vie...

Partie...ça y est... Je l'ai remise hier en mains propres (je les avais lavées juste avant), à son Juju.

Pour la première fois ce matin, j'ai pu (avant 10 heures 30) :

  • mettre la radio à fond les manettes
  • faire du bruit, chanter à tue-tête
  • descendre et monter les escaliers en claquant des pieds
  • utiliser les toilettes du premier étage ET TIRER LA CHASSE D'EAU !
  • aller chercher le linge sale,
  • remonter et ranger du linge propre, dans toutes les pièces du premier étage
  • me doucher avant 10 heures,
  • et...

Et j'ai le blues, quand même.

J'ai mangé, toute seule. Ce que je voulais, à l'heure où je le voulais (11 heures 45).

Pas dû attendre que le petit déj (tardif) de la Gazelle Jolie soit disparu dans les tréfonds de son système digestif.

Nan.

J'avais faim, j'ai mangé. (Disons-le tout net, j'ai avalé un sandwich garni des restes du frigo.).

J'ai (environ) trois cent mille choses à faire, dont deux mille projets à mettre en oeuvre.

J'ai passé 4 coups de fil pour prendre des rendez-vous (dont trois pour elle). Un rendez-vous pris pour elle, un pour moi, pour le reste, on verra tout à l'heure.

Ou demain.
Ce matin, ça ne décrochait pas, et ce n'est pas encore tout à fait la rentrée. No stress.

J'ai plié du linge propre (à elle et à lui), que j'ai mis, comme d'hab, dans le panier qui leur est destiné.

Dans lequel j'ai ajouté des bricoles qui pourraient leur servir : des enveloppes pour le courrier (les 2 formats), des bougies chauffe-plat pour le bougeoir qu'elle a choisi hier... Je trouverai bien d'autres trucs d'ici que je la revoie...(Jeudi, y paraît yes yes yes)

Comme elle a emmené sa lampe de chevet (cadeau de Parrain), et que j'ai remplacé les miennes, j'en ai mis une autre dans sa chambre...

Très, très vide la chambre, même si c'est encore un peu le chambard.

Il y a du bruit dans la rue (tronçonneuse ?).
J'ai éteint la radio (marre).
La maison est vide, calme, pas de portes qui claquent, pas de douche, pas de parlottes, pas de toussotement, pas de "Maman, on mange bientôt, j'ai faim ?".

Pas de "Maman, je ne veux pas abuser mais on pourrait ...(au choix : aller acheter ceci, aller chercher mon colis de ça, aller chez le coiffeur, aller à l'appart " - chez eux dorénavant, NDLR - "chercher... " - ce qu'elle a oublié la dernière fois, "aller à la banque, j'ai besoin de sous", "aller chez le docteur "j'ai ..." - au choix," mal à la gorge, un bouton bizarre, besoin de médocs"...).

Pas de "Edith, vous voulez que je fasse à manger ?" (ça, c'est Juju, quel gentil garçon), ou "laissez, on va le faire" (idem - ranger le lave-vaisselle, passer un coup de balai...)

Le 3 septembre, c'est la rentrée, à la fac de Lille III, y paraît. (C'est ce qu'elle m'a dit, j'ai fait confiance, vu que "t'inquiète, on gère, maman")

En septembre 1997, je l'ai accompagnée à la maternelle.

En septembre 1999, je l'ai accompagnée à sa nouvelle maternelle, vu qu'on avait déménagé.

En 2002, je l'ai accompagnée à sa nouvelle école primaire, en CM (une autre histoire, je vous dirai peut-être un de ces jours)

En 2004, je l'ai conduite au collège, elle entrait en sixième...

En 2007, je l'ai conduite dans son nouveau collège...

En 2008... aussi, dans un autre encore, en cours d'année...

Je l'ai traînée au collège où elle devait passer son brevet...

Entre les deux, je l'ai conduite chez les spécialistes, à l'hosto, au nouveau lycée etc...

En 2011 et 2012, je suis allée bosser tous les jours, en la laissant seule à la maison...

A partir de septembre 2013 et jusqu'à juin dernier, je l'ai accompagnée au lycée le plus souvent possible, je suis allée la chercher en pleine journée quand ça n'allait pas, je l'ai même parfois reconduite ensuite, pour qu'elle rate le moins possible ses cours...

 

ET ELLE VA FAIRE SA RENTREE A LA FAC SANS MOI...

Elle a choisi de vivre sa vie d'étudiante et de femme dans un appart proche du métro (c'est vrai qu'on habite au trou du cul du monde, elle a raison, j'en aurais fait autant à sa place), avec son Juju (pas d'inquiétude, ils sont fous l'un de l'autre et nous avons une pleine confiance en Juju.)

No comment ! On fait pas des gosses pour se les annexer à vie. (Hélas ? dit la mère poule ?? rires)

 

La liberté est une belle chose, en théorie. Le tout est de bien l'utiliser ?

Dont acte, j'ai le champ libre pour :

  • retapisser la salle de bains, (que pensez-vous du repeignage de carrelage mural, ça craint, ou pas ?)
  • choisir du parquet et me dém... pour le faire poser fissa (avant la livraison des nouveaux meubles ?)
  • trouver un artisan qui maçonne et fait de la plomberie pour remplacer une vieille fenêtre pourrie par une porte-fenêtre à économie d'énérgie (idem, avant la livraison des meubles ? - même pas en rêve, hein ? - au moins avant l'hiver, on ferait des économies)
  • m'occuper de ma maman
  • reprendre mes activités de bénévolat à la mi-septembre
  • passer du temps avec mes copines

Bref, commencer ma vie de retraitée ou assimilée, quoi, m'enfin, c'est à dire avoir un agenda explosif et jamais le temps de tout faire.

Au passage, je vous ai dit que je la bouclerais, hein ? Vous m'avez crue ? C'était une blague, c'est juste impossible. Je ne vous causerai plus de ce crétin de cancer, c'est tout ! Non mais !

Bon, je vous laisse, je ne peux pas noyer mon chagrin, donc je vais aller mettre lelinge à sécher (rien à voir ? Certes, c'est une figure de style ! )

N'empêche, les deux lardus qui quittent la maison la même année, perdre mon job (oui, bon, m'enfin, j'y allais déjà plus, me direz-vous) suis costaude de le prendre avec bonne humeur, non ?

Qu'en pensez-vous ?

Votre mère-Edith, toujours mère, mais de plus en plus loin...(soupir)

Liberte-