Cela vous est-il déjà arrivé ? Le papier d'alu se déroule mal, il craque dans la longueur, une partie se déroule, l'autre reste enroulée....

Evidemment, ça craque de travers, ou pire, ça craque en plusieurs morceaux...tout en restant enroulé, en partie, sur le cylindre.

Evidemment, ça arrive le soir du réveillon, quand on a desservi le fromage et qu'on s'aperçoit qu'on a jeté par inadvertance les emballages dans le feu de l'action.

Evidemment, les invités attendent le dessert, et vous aussi, donc vous vous débrouillez avec des morceaux mal coupés mais suffisants. Vous emballez les restes de frometon, hop au frigo et hop hop l'alu dans le placard, hop hop hop on n'en parle plus...

Et on oublie...

Et, quelques temps plus tard, on a besoin de nouveau d'un papier d'alu (pour couvrir le rôti du dimanche afin qu'il ne refroidisse pas).

Et là, horreur, malheur, mission impossible : le papier d'alu est tout emberlificoté autour du cylindre en carton, pas même dix centimètres se déroulent, le truc est absolument inexploitable !

J'ai découpé et servi le rôti qui a un peu refroidi le temps que je me pointe avec les légumes, mais, zut, tant pis, hein ! Bon appétit (excellent morceau).

Mais voilà t'y pas que je me mets en tête de détouiller ce bazar de rouleau de papier d'alu !

Après tout, il en reste encore plein, sur ce rouleau, on va pas gâcher, hein  !

Première étape : dépiauter les morceaux entortillés ! Avec un couteau d'office, en mode "rasage".

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TROIS QUARTS D'HEURE, que ça m'a occupée !

Autant qu'un sudoku force 7
(hé oui, en toute modestie, je progresse, à force d'en faire, des sudokus ! Du coup, c'est moins rigolo )

A ce moment, mon ingénieur de chéri s'est pointé, et devant la montagne de chiquettes de papier d'alu, comme il ne restait que quelques épaisseurs de papier mal enroulé à une extrémité du rouleau, et que je m'escrimais à les enlever, pelure après pelure, mon ingénieur, donc, se pointe et me dit "on va couper le bout, et pis c'est tout".

C'est ingénieux, un ingénieur...Comment n'y ai-je pas pensé ? Bon sang, mais c'est bien sûr ! Respect, admiration, je l'ai regardé officier, béate.

Il s'est donc armé d'un couteau d'office, a commencé à couper alu et cylindre en carton. Comme ça coupait mal, il a demandé un couteau-scie. Je lui ai filé le couteau à pain, c'était pire, puis un couteau à steak. Là, au prix de maints efforts, il a réussi à éradiquer ce bout tout mal foutu.

Et il est reparti jouer à LOL vaquer à ses occupations.

Voilà les 2 bouts de rouleau...

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Sauf qu'il avait tellement appuyé pour couper, que les épaisseurs d'alu s'étaient, comme qui dirait, soudées entre elles !

 

Voyez comme c'est bien écrasé ?

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J'ai continué à arracher une pelure à la fois (suis opiniâtre comme nana).

Et au final, ne restaient plus sur ce fichu rouleau ... qu'une vingtaine de centimètres de papier alu !
Dans la largeur.
Dans la longueur, une douzaine...

Mais je ne l'ai su qu'après, of course !
Quand je suis venue à bout de ces maudites épaisseurs agglutinées.

Et en plus, j'ai dû nettoyer le plan de travail avec mon éponge-hérisson-obsédé-sexuel, tant les poussières d'alu l'avaient taché !

Et ramassé les chiquettes, qui dans le feu de l'action (de mon cher et tendre), s'étaient joyeusement éparpillées partout sur le plan de travail et par terre.

Z'avez déjà essayé de ramasser une chiquette de papier d'alu de 0.5 cm² coincée dans un joint de carrelage avec des ongles ultra-ultra-courts because ils ne sont toujours pas remis des chimios ? (C'est là qu'on revient -un peu- au sujet essentiel de ce blog, vous aurez remarqué la pirouette absolument géniale ?)

Nan ? Vous n'avez jamais essayé ?

Hé ben, n'essayez pas, prenez l'aspi, moi, j'ai eu la flemme d'aller le chercher au deuxième étage, bien fait pour moi.

La prochaine fois, poubelle direct, le rouleau de papier d'alu tout niqué bouzillé !  ! Je n'essaie même plus. Non mais !

Pas grave, ça a bien fait rigoler mon chéri chéri !

Et j'ai racheté un rouleau neuf.

J'ai nommé cette nouvelle rubrique "Mission : impossible, ou les conneries qui nous pourrissent la vie", j'aurais pu l'appeler "Comment perdre son temps", mais je trouvais ça moins drôle...

Mais il est vrai que du temps, j'en ai un peu plus qu'avant (quoique...), alors le perdre à des conneries, c'est quand même divin !

                                    Votre bombasse, escagassée mais écroulée de rire. (Après coup)