panneau-travail

 

Je ne suis pas allée défiler, ce début d'année est décidément trop lourd entre mes "vieux" qui se déglinguent, mon ami qui a failli mourir d'un infartus pour finir l'année (ça va mieux, mais bon...) et tous ces évènements, suis limite, je me prends une semaine de vacances sans bénévolat, sans conduites (ça tombe bien, Gazelle Jolie passe une grosse partie de la semaine à Amsterdam), sans kiné (pas grave, ça va bien de ce côté, le lymphodème regresse).

Et puis, j'en ai assez comme ça, j'avoue que je n'ai pas envie de risquer de me retrouver dans une baston entre cinglés de tout bord qui doivent ou ne doivent pas manifester selon tel ou tel gugusse...


Mourir pour des idées, d'accord, mais de mort lente si je peux, à tout prendre. (merci ô grand Georges, et merci petit frère pour la citation)

Ben voui, je vous l'ai déjà dit, je ne suis pas courageuse.
Mais sympathisante, ça oui.

 

A part ça, (si on peut dire) j'ai vu l'oncologue mercredi comme prévu.
Tout baigne côté cancer....
Enfin a priori, pas de trace d'une reprise des hostilités à la palpation et à l'auscultation au stéthoscope.

Pas d'examens complémentaires non plus, de type scanner, ou je ne sais quoi,même pas une petite prise de sang de rien du tout. Que dalle, que kouik, nada, nitchévo : je dois attendre juin pour revoir la chir qui centralise la surveillance, et refaire une mammo/écho au préalable.

C'est quand même dur à vivre : quand le cancer est avéré, le patient est pris dans un tourbillon d'examens, de soins, les chimios, pré-chimios, post-chimios, puis de rayons quotidiens.
Et quand tout ça s'arrête, parce que le protocole a été mis en place ainsi, le patient est lâché dans la nature, avec, heureusement quand même, le soutien du médecin traitant, qui veille au grain, ou plutôt au moral, et prescrit le traitement hormonal (entre autres traitements neuroleptiques).

A ce propos, le protocole du traitement hormonal est en train de se faire modifier : (dixit Docteur Onco) il durera 7 ans au lieu de 5.
En conséquence, le Tamoxifène que je devais prendre un an, et ben, je le prends deux ans. Comme je le tolère à peu près bien, sauf crampes (tiens, il y a un petit moment que je n'en ai pas eues, au fait ? Youpi) et poils de barbe, on ne va pas se plaindre.

Côté malades de mon entourage, news réconfortantes malgré tout...

Mon ami Eric va plutôt bien, comme on peut aller après un infactus, ma maman va comme elle peut avec ses rhumatismes et une bronchite, mais ça va, mon oncle hospitalisé pour un malaise soi-disant cardiaque, n'est pas cardiaque (ouf), mais il est KO suite à sa chute, après 75 ou 80 ans, ce genre de pépin, ça compte double, voire triple.

Quant à ma tante, elle n'ira jamais mieux, tant que son mari pouvait assurer l'ordinaire, ça se passait bien. A présent qu'il doit se reposer, leurs enfants prennent les mesures ad hoc, tout en tentant de préserver leur maintien à domicile.

Moi, la nièce et filleule, je suis sur place (à 20 bornes quand même), mais je ne suis pas en état d'apporter un soutien régulier, juste une aide ponctuelle.


Mais pas cette semaine. C'est vacances obligatoires. Question de survie.

Je suis bien forcée d'accepter ce que me dit mon corps, que j'ai enfin pris d'habitude d'écouter.

Et là, il n'en peut plus, trop de bruit, trop de fureur, trop de faits anxiogènes, trop de kilomètres en voiture, il dit stop.
C'est ainsi, je l'accepte sans états d'âme, je ne suis pas indispensable, le monde continuera de tourner si je me confine chez moi quelques temps.(Vous voyez comme j'évolue bien ? Je me fais passser avant les autres...)


C'est mes psys qui seraient contents (s'ils me lisaient ?)

Je ne les ai pas vus depuis octobre, là aussi, une petite pause s'est imposée.
Pour l'instant, je gère ma fatigue et l'anxiété qu'elle induit, si besoin, j'y retournerai, je me surveille attentivement.

Et depuis hier soir, je glandouille en pyjama. Na !

Je vous retrouve dès que j'en aurai le courage, pour le moment, je ferme pour travaux de ravalement !

Bisous de votre Bombasse, épuisée à tout point de vue.