Aujourd'hui, il fait moche de chez moche, brume, crachin, mais douceur des températures. Le temps idéal pour se jeter dans la lys (oui c'est à côté de chez moi), sauf que j'ai décidé d'arrêter ça aussi. 

Ou pour se coller sous sa couette et ne plus bouger, sauf que je suis bénévole et que là, présentement, je suis au centre social d'à côté, où j'attend qu'on ait besoin de moi pour dépatouiller un machin informatique... Et que pour l'instant, tout le monde se débrouille sans moi.

Ce qui me laisse du temps pour vous causer.

Donc, pour mettre un peu d'ambiance, je vais vous raconter trois fois où j'ai été parfaitement ridicule !
J'en ris encore.(Mais jaune..)

Les 3 dont je me souvienne là tout de suite parce que je les ai mises en commentaire sur le blog de ginie (ici). Oui, suis fainéante, des fois. J'ai fait ctl C, ctl V, et j'ai ajouté quelques détails. 


         1/ le jour où je suis allée en classe avec une godasse et une pantoufle…
J'étais allée à l'école à pieds, en plus, sans me rendre compte de quoi que ce soit. Vous imaginez ma tête quand mes copines les pestouilles de CE2 ont commencé, disons le tout net, à se foutre de ma gueule... Toute la matinée.
Heureusement, je ne mangeais pas à la cantine (merci maman d'avoir été une mère au foyer, je t'aime toujours). 
Vous l'aurez compris, je suis un peu étourdie parfois, 50 ans plus tard, je pourrais encore le faire (pas aller en classe, ça, c'est fini, mais sortir avec 2 godasses différentes)

          2/ le jour où, en classe (la même qui sait ? Je ne me souviens plus), en effaçant le tableau (c’était ma semaine de corvée, il y a cinquante ans, en primaire, c’était comme ça), en effaçant le tableau donc, pleine d’enthousiasme, je ne fais pas attention, je pars de la gauche de l’estrade vers la droite, la néponge à la main… et mon pied droit tombe direct dans le seau d’eau qui était situé au pied de l’estrade… Oui, en ce temps-là, non seulement, il y avait des estrades, mais elles étaient de la même hauteur que le seau d'eau. Pour piéger les étourdies ! 

Toutes les filles, les mêmes s***** pestouilles, ou des du même acabit,  (pas de mecs en ce temps-là en primaire) mortes de rire, moi, morte de honte, le pantalon, la chaussette et la godasse (d’hiver, genre botillon) trempés !
Comme en ce temps-là, les classes étaient chauffées par des gros calorifères au charbon, (oui mesdames et messieurs les professeurs d'école, vos conditions de travail se sont bien améliorées, c'est l'instit qui arrivait plus tôt, qui allumait le feu, allait remplir les charbonnières etc...), et comme j'étais trempée, ma maîtresse (on disait comme ça) m'a installée près du feu, en chaussettes. De nylon. Et bien évidemment, j'ai posé mon pied sur le poêle rougeoyant, et j'ai cramé ma chaussette. Sous la voûte plantaire. Et j'ai terminé la matinée avec une espèce de bouloche rigide sous le pied...

Avec le recul, je me dis que j'aurais pu me brûler gravement, donc, finalement j'ai eu du bol sur ce coup-là ! 

     
3/ La pire sans doute parce que je n'étais plus une fillette en classe, mais une adulte (enfin, en théorie, ) avec plein d'autres adultes.
J ’avais environ 26 ans, j’allais avec mon amoureux de ce temps-là, et tout un groupe de potes dont je connaissais tous les membres (50 ou 60, un autocar, quoi, comme on partait faire la fiesta, on avait loué un car, c'était plus prudent) déjeuner et faire la fête dans un resto.
Moi,habillée classe, jupe bleu marine plissée en crêpe léger, et pull blanc…(le tout Daniel Hetcher, mais pas de pub...)
Après quelques plein d'apéros bien tassés, je vais faire pipi, (forcément, je buvais du gin tonic, au bout de six, on a très envie de faire pipi)

Bref, je passe aux toilettes, et je reviens tout naturellement vers ma place et mon amoureux, à l’autre bout de la salle.

Et là...éclat de rire assez général (tout le monde avait déjà éclusé des apéros bien tassés, mais la plupart y voyaient encore clair) : ma jupe classieuse était coincée dans mon collant, j’avais les fesses quasi à l’air et j’ai traversé toute la salle ainsi !
On m’a complimenté sur mes fesses et ma jolie culotte, du reste !
J’ai choisi d’en rire aussi, en tirant sur ma jupe, (que je n’ai plus jamais remise après ce jour-là, j’ai remis mes jeans de d’habitude, au moins, on ne risque pas de montrer son cul, juste de se prendre les pieds dedans après quelques apéros etc... etc....).

En fait, ce jour-là, j’ai eu du bol pour de deux raisons, avec le recul, me dis-je : la première c’est que les strings n’existaient pas encore (ouf ! ), ou alors pas beaucoup, en tous cas je n'en portais pas.

La deuxième, c’est que le matin, chez moi, j’avais mis un porte-jaretelles et des bas de soie (le Dudule, il aimait ça), et que finalement, je les avais retirés pour les remplacer par un collant clair parce que toute la journée en porte-jarretelles… je n’étais sans doute pas assez amoureuse pour supporter ça.

Voili voilou… Est-ce je vous ai fait oublier la morosité du climat ? 
Vous avez le droit de rigoler, moi aussi je rigole. Il y a prescription. 
Et s'il vous fallait une preuve que le père Noël existe heu non, que le ridicule ne tue pas, voilà, c'est fait ! 
Encore un truc qui n'a pas (encore ?) eu raison de moi. Yes yes yes. 

Si je me souviens d'autres conneries du même style, je ne manquerai pas de vous en faire part. Mais là, tout de suite...

Moi, en tous cas, je suis de meilleure humeur que tout à l'heure.
Bisous bisous. 

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