Mais un très bel été ! Calme, zen, serein...

Coucou, me revoilou. Je suis comme le beau temps, (hum, hum, parlons-en, tiens ! ) je finis toujours par revenir.

Bon, assez rigolé, ça fait quand même trois semaines que je suis rentrée. Enfin, pas tout à fait.

Depuis mon bref passage chez les zozos vers le 20 juillet, j'ai passé tout mon temps libre à dormir !

Activité à laquelle je m'adonne certes, sans retenue, depuis que le crabe est apparu dans mon horizon, me direz-vous ? Ben oui, mais là, c'est pire !
Une vraie marmotte, cré nom.
Nous avons mitraillé nos vacances avec nos téléphones portables respectifs, Chéri-chéri et mes mômes m'ont donc photographiée, à mon insu, ou même pas, bien que je n'aime pas ça.

Eh ben, sur certaines photos, j'ai l'air de sortir de boîte après avoir dansé, fumé et piccolé toute la nuit (Ah, folle jeunesse, soupir), avec les yeux vitreux, l'air carrément paf, dans le coaltar, alors que je sors de mon lit, puis de ma douche et qu'il est neuf heures du matin. Et que je me suis couchée tôt la veille, et pour cause... Et que j'aurais dû être fraîche comme un gardon !
Aurais-je remplacé une addiction par une autre ? J'aurai l'occasion d'y revenir.

En parlant de revenir, je reviens sur le climat. (Quelle transition, hein ?)
Avouez que quitter un micro-climat tropical (si si, Menton bénéficie d'un véritable micro-climat tropical certifié, nous avons même visité un jardin botanique plein de plantes bizarres ramenées de voyages nombreux en Amérique du Sud, en Australie, et j'en passe, par un sympathique botaniste du début du siècle dernier) et rentrer din ch'nord pour trouver 12 degrés maxi les bons jours, et une pluie battante, c'est pas la joie quand on se soigne pour une bonne dépression nerveuse névrose chronique.

Et avouez que ça n'incite pas à l'hyperactivité.

Mais en plus, lors de mon fameux et pénultième (pour l'instant) burn-out de juillet, ma psychiatre, (qui s'était déplacée à l'hosto exprès pour me voir, z'ont l'habitude à l'accueil, ils me connaissent depuis le temps, ils l'ont prévenue de ma visite), a remplacé le valium® 5 mg 3 fois par jour, par du Séresta® 10 mg QUATRE FOIS par jour.

Ah, ça m'a calmée ! C'est grâce à ce petit comprimé de rien du tout qu'ils m'ont relachée au bout de 4 jours. Et aussi parce que je ne voulais pas rester plus longtemps, trop peur de louper mes vacances, bref.

Je suis donc sortie, munie d'un joli compte-rendu d'hospi et avec la consigne d'aller voir mon brave médecin traitant, lequel était parti comme de juste, en vacances.

Comme l'enveloppe était cachetée, je ne l'ai pas lu (le compte-rendu, pas le médecin, bananes ! )
Et la jeune remplaçante l'a lu en diagonale, et m'a bravement represcrit tous mes médocs, dont le Séresta® 10 à raison de 4 fois par jour.
Je n'avais aucune raison de de méfier, et je prends toujours bien soigneusement les médocs que l'on me prescrit.

Ben cette fois-ci, j'aurais pas dû !
En réalité, j'étais supposée diminuer les doses de ce remède miracle d'un demi tous les 2 jours, pour finir à la mini-dose de ½ trois fois par jour.

Sauf que je ne le savais pas. Ou alors, si la psy me l'avait dit, j'avais oublié...

J'ai revu ma psy mardi dernier, et elle a jété les bras au ciel quand je lui ai dit que ce médoc me réussissait bien, mais que je pensais quand même qu'il me faisait un peu trop dormir, et que même, j'avais eu un peu de mal à suivre mes chéris en balade dans la nature mentonnaise et/ou italienne, et que je n'avais pas pris le comprimé du midi quand je savais que j'aurais à conduire !

Donc, ça y est, j'ai commencé à diminuer, je reviens à la vie (hum ?) j'en suis à 2 ½ par jour et demain itou.
Pour l'instant, mon humeur semble s'en contenter, j'ai l'oeil un peu moins vitreux, j'oublie moins (mes clés, mes dents, mes rendez-vous etc...vous avez le choix) et mon lit ne me voit plus passer tout l'après-midi (mais tout le matin, si, encore) en sa compagnie. Ca le déprime fort, mais bon, c'est la vie ! Il se ré-habituera, et puis j'aime mieux lui que moi (qui déprime).

Et puis, c'est encore une benzo, on devient vite accro, et comme je suis un vrai velco sur pattes, méfiance !

Mais je me demande quand même si Chéri-chéri et mes enfants n'auraient pas payé cette gentille doctoresse remplaçante, pour qu'elle maintienne les doses maximales du truc afin que je leur foute une paix royale pendant les vacances ?

Je suis magnanime, je pardonne, l'important, c'est le résultat, nous avons passé d'excellentes vacances !
Enfin, moi, en tous cas, mais je pense qu'eux aussi, j'ai été plutôt cool !

Votre mère-Edith, un peu réveillée pour le moment (pas encore pris ma dose du soir)

Bonne nuit.

 

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Quelques vues du jardin du Val Rameh à Menton (choisies parmi deux ou trois mille, vu que vous avons tous les 4 photographié les mêmes vues, ou presque ! Avant, on avait un appareil photo familial, maintenant on en a 4, ce qui fait pas mal de quadruplons à trier au retour (rires). Vive le progrès