Figurez-vous que jeudi après-midi, je suis été faire un tour dans notre magnifique capitale régionale...

J'étais convoquée à la sécu pour un contrôle, vu que je suis en arrêt de travail depuis 18 mois (si on excepte ma lamentable tentative de reprise à mi-temps, pour laquelle, soit dit en passant, je n'ai toujours pas été totalement indemnisée, mais bon, suis de bonne humeur envers la sécu)

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Bref, je me présente à l'heure dite (avec même dix minutes d'avance, vous me connaissez), j'ai même payé le parmètre (une fois n'est pas coutume, la règle bénéfice/risque vaut aussi pour le stationnement payant : une prune de 12 euros pour 40 stationnements à 1 euro minimum, ya pas photo).

J'étais, comme EXIGE sur la convoc, dûment lestée de mon dossier du cancer, bien trié : chimios, comptes-rendus opératoires, analyses de sang, courriers divers et variés échangés entre oncologue, gynéco, chirurgien, médecin traitant...et d'une grosse et encombrante pochette qui contenait échos, mammos, scintigraphies et autres repérages ganglionnaires.

Je n'ai attendu que 10 minutes (après l'heure du rendez-vous, ce qui fait 20 au total, suis pas si nulle en maths, finalement), mais j'avais mon kindle adoré, of course.

Eh ben figurez-vous que cette petite doctoresse (elle est vraiment petite et pourrait être ma fille), était celle que j'avais rencontrée l'année dernière en avril pour mettre en place le protocole d'ALD (affection de longue durée). Gentille comme tout. Une Ange ! (pouvez pas comprendre, mais moi si)

Elle a pris tout son temps (et ma tension 13/7, si vous voulez le savoir), a été douce et compatissante, à l'écoute...

Elle n'a même pas regardé mes dossiers, a trouvé tout à fait normal que je déprime à donf, "c'est normal, le contrecoup" (SIC), a considéré que ma lamentable tentative de reprise de travail était bien évidemment trop prématurée, et a validé le fait que je sois en arrêt et que j'ai 3 séances de kiné par semaine, financées à 100% par son employeur...soit nous, les salariés/contribuables. Merci à vous au passage, mon bras dégonfle enfin un peu.

Et, je re-cite, "si vous tenez vraiment à reprendre le travail" (je ne lui ai rien caché, donc je l'ai informée que je n'avais "plus" que 18 mois à tirer avant de partir en pré-retraite, par contre je ne lui ai pas dit que si je peux ne pas y retourner, ce sera mieux pour ma santé mentale) "avec vos pathologies, ne reprenez surtout pas à plein temps, vous pouvez refaire une reprise en mi-temps thérapeutique sans limite de durée"( fin de citation ! )

Moi qui allais à ce rendez-vous hyper-flippée, avec des pieds de plomb, persuadée qu'elle allait me renvoyer au boulot illico...Du coup j'ai moins de scrupules, même si je me sens à peu près bonne à rien quand même ! (Toujours des crampes, des bouffées de chaleur ou de froideur, ça dépend des moments, des migraines et des kilos, rien d'insoutenable, mais en permanence). Et la flemme, je ne vous raconte pas, bien que j'ai changé mes tentures du séjour, avec travaux de couture à l'appui. Yes yes yes, c'est beau (enfin, je trouve)

Bref, j'étais bien contente en sortant, du coup, j'en ai bu un.

J'aurais pas dû.

Evidemment.

Je me suis remise au valium 5. (3 fois par jour, pas plus, de toutes façons, quand j'en ai avalé une boîte de 30, ça ne m'a pas tuée, alors, suivons la prescripton du cher docteur)

                           Votre bombasse en cours de désamorçage, carrément flippée quand même !
Mais plus par rapport au boulot, pour le moment.

 

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