(*Merci à Gérard Manset pour l'idée du titre)

Vous me connaissez depuis le temps : j'aime pas le téléphone (sur ce coup, dans ce message, j'ai été assez  carrément odieuse, mais j'étais énervée, 1000 pardons, surtout à toi, Vivi).

Mais il y a un truc que j'aime encore moins, c'est l'avion.

C'est pas grave. Sauf à me décider à aller convalescer chez mon petit frère (en janvier prochain ? Après les cyclones) en Gwada, je voyage, je voyage...chaque jour qu'il m'est donné de vivre !

Qui parmi mes fidèles, peut se vanter de passer de l'Afrique du Sud avant l'abolition de l'apartheid (même que ce n'était pas QUE les blancs contre les blacks, et les townships vs les résidences de luxe hyper-sécurisées - j'ai appris plein de choses) au Tibet  (voir ici) et dans un paquebot maousse, encore mieux que le Titanic, mais voué au même destin ?  Sauf que... Esothérisme, bouddhisme, navigation, barrière de rochers dans l'Atlantique Nord, pétage de plomb même pas psychotique mais froidement calculé...

Juste avant, (il y a une semaine environ), j'étais au Canada français, où j'étais missionnée pour dépatouiller une sombre histoire de maltraitance enfantine (la mienne, vu que je suis le narrateur), sur fond de suicide d'ado harcelée par ses camarades (?) de lycée -sujet ô combien sensible ici, chez nous, à ma maison ? (hé zut, je ne l'ai pas gardé, je ne me rappelle plus du titre...)

Entretemps, je suis allée du côté de Manchester assiter à un drame bien de notre temps, où hélas, les forces de l'ordre ont eu bien du mal à ramener le calme sur la ville.(Idem, sauf que ça ne valait pas le coup de le garder. Néammoins, j'ai voyagé)

Et que dire de mon copain, le commissaire Guido Brunetti, de Venise, qui a réussi à requalifier la mort d'une vieille tafiole travestie (excusez le terme, mais c'est présenté comme ça au départ) en meutre qualifié -et maquillé- pour cacher une sombre histoire de malversations comme l'Italie - et la Vénétie- en ont le secret, avec ou sans mafia ?

Et ce huis-clos, dans un tanker normal, qui quitte son port normal avec des gens normaux(?)  à bord  et où une cascade de circonstances foireuses amènent la carcasse gelée de ce qui fut un fleuron de la flotte commerciale à déambuler sans fin dans la mer de Weddell, dont j'ai appris ainsi l'existence...

Ne parlons pas, ou plutôt si, parlons-en, des voyages dans le temps : Nos Ancêtres les Gaulois et autres fadaises ou 4000 ans de mystifications historiques de .... La lecture de ces essais remet en question l'enseignement qui m'a été dispensé, (et dont j'ai bien récité par coeur le leçons, en bonne élève que j'étais) bien républicain et bien pensant la République, en remettant les faits héroïques voire patriotiques dans le contexte géopolitique, géographique et éthologique de l'époque ! Genre par exemple : la France n'exitait pas et n'était même pas encore une simple utopie ! Ahhhhhhhhhhhhhh ! ça fait réfléchir, hein ? Au passage, merci à Claude Michelet et Jules ferry d'avoir lavé le cerveau de millions d'écoliers pour en faire de bons petits patriotes républicains, quoi !!! )

Des bouquins, des bouquins, des bouquins...

Un sur 4 ou 5 dans les bonnes périodes, mérite d'être gardé en mémoire. Les 3 ou 4 autres, je les lis, je les jette, et je les oublie aussi sec. J'en lis 3 par semaine, en moyenne, parfois 4, parfois 2.

Aujourd'hui, je viens de finir sur "Sa Majesté les mouches" Suis  accro. Pourquoi ai-je commencé ce bouquin (que j'avais dans ma liste depuis lurette ?) Parce qu'il était cité dans mon bouquin tibéto-naufragien avec pour héros Aloysus Pendergast (de Douglas Preston, voir ci-dessus).

Je passe sous silence la relecture de livres adorés, ou juste appréciés, que je n'aurais jamais rachetés au prix fort en version papier, que je n'aurais pas pris la peine de louer à la biblio, tant le choix de nouveautés qui se présente me donne le tournis, et que je relis pourtant avec un bonheur sans pareil ? ça va de "Le Maître et Marguerite" de Mikhrail Boulgakov aux "Contemplations" de Victor Hugo, et j'en passe.

Dieu, s'il existe, m'est témoin que je ne voulais pas entendre parler de la "dématérialisation" des livres, mais, Dieu m'est témoin (même remarque) qu'entre le dico intégré qui me donne enfin le sens précis de mots compliqués que je pressentais de façon un peu floue (et que grosse feignasse, je n'aurais jamais été vérifier dans un dico papier) , et les livres que je n'aurais jamais lus sans ce support et qui m'ont fait rêver,  je le dis haut et fort (ya que les imbéciles qui ne changent pas d'avis) : vive mon Kindle que j'emmène partout, et QUI M'EMMENE PARTOUT !

affiche clef

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