malade

Salut tertous, me revoilà, pas bien pimpante encore une semaine jour pour jour après cette p****n de chimio !

J'avais prévenu que je fermais pour travaux, mais je ne pensais pas que les impondérables inévitables sur n'importe quel chantier prendraient autant de temps !!!

A vrai dire, c'est peut-être aussi l'accumulation de poisons, peut-être aussi la piquouze de Neulasta (le "vas-y-mémère" de mes globules blancs), mais j'ai dérouillé comme jamais !
Jusqu'à dimanche, c'était encore à peu près supportable, vu que j'avais des comprimés de cortisonne à prendre (2 le matin samedi et dimanche, 2 le matin et 1 le soir le mercredi précédent la fête et le vendredi suivant).

Mais lundi ! Rétamée, endolorie de partout, des douleurs articulaires et crampes diffuses et itinérantes : non seulement mal partout, mais en plus comme des piqûres d'aiguilles (de plein d'aiguilles en même temps), n'importe où sur mon joli corps de sylphide (??). La mésothérapie sans aiguilles ni bienfaits, en somme. Et comme dans la chanson : ça s'en va et a revient (j'ai jamais aimé Cloclo, je sais pourquoi à présent)
Et la migraine, j'en parle même pas. Et la lombalgie, non plus... Impossible de bouger, si je descendais de mon perchoir du deuxième étage pour faire pipi, je devais faire une pause dans le fauteuil avant de remonter. 30 kgs et 30 ans de trop, voilà l'impression globale. Fauteuil roulant bienvenu. Quoique, dans l'escalier pas idéal.

Quant au mardi : la même chose mais en pire ! Encore plus mal partout, avec en plus des contractions comme si j'allais accoucher de temps en temps, tellement douloureuses que j'aurais préféré accoucher, ça dure moins longtemps dans mon cas (environ 50 minutes les 3 fois). Là, toute la journée,des douleurs de 30 secondes mais coton ! Comme mes jambes (en coton ! )

Au cours de l'après-midi, j'ai quand même trouvé le courage de conduire Gazelle Jolie à Marcq pour son cours de zumba, je m'étais bourrée de paracétamol toute la journée et on aurait dit qu'il y avait une acalmie...Quand soudain au retour, une contraction magistrale, alors que j'étais au volant à 70 km/h sur la départementale, avec la chair de ma chair à mes côtés ! J'ai pensé m'évanouir (quand j'ai très très mal je bradycarde, ça m'est arrivé deux fois avant, la première lors d'une fausse couche (10 jours d'hosto dont 1 en soins intensifs) et la deuxième quand je m'étais explosé les ligaments du genou la veille de Noel 2006. Mon coeur ralentit tellement que j'ai l'impression qu'il va s'arrêter !

J'ai respiré un bon coup, avancé jusqu'à une aire de stationnement "sauvage" le long de la route et je me suis arrêtée, quoi, 5 minutes, le temps de me remettre de la douleur et de la trouille que j'ai eu de mettre en danger ma fille adorée... Et nous sommes rentrées tout doucement sur les 7 ou 8 kms restants. Trop trop con, le ferai plus, promis, j'ai eu trop peur !

A part ça, ma bouche est tapissée de papier de verre, il me pousse des espèces de verrues ou d'ampoules à la jonction de mes orteils et des plantes de pied, ce qui me m'incite pas à courir un 100 mètres non plus (ça fait maaaaaaaaaaaaaal). Et mon moral inaltérable en a pris un coup dans les lunettes, j'avoue.

Bon, vous l'aurez compris, c'est la fête au village !


Assez de pathos, il y a quand même deux bonnes nouvelles :
- la première, c'est que j'en suis aux 2/3 de mes chimios, plus que 2 et basta ! Yes yes yes ! Le pire est derrière.
- la deuxième c'est que pour les deux prochaines séances de bonheur intégral, je sais à quoi m'attendre. C'est vrai quoi, souffrir sans savoir quand (si) ça va s'arrêter, c'est pas humain. Demain, je serai peut-être fraîche comme une truite tout juste sortie de son réservoir ! (Si on peut plus rêver, aussi)

Il y a aussi une mauvaise nouvelle : mes cheveux vont repousser, d'ailleurs d'ici une semaine ça devrait commencer à se voir... Chouette non ? Ben ouais, mais ça veut dire que ma barbe, ma moustache et mon poil aux gambettes aussi !

Ok, suis jamais contente, vous avez bien raison de le dire.

A plousse, vais me reposer, j'ai déjà mal au dos d'être assise devant l'ordi Je ne vous oublie pas, ô lecteurs (trices) adoré(e)s et fidèles, je reviens dès que.

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