De notre envoyée spéciale de Warneton
Communiqué spécial de la Maison Blanche (à croix verte)

cheveux-chute


Comme leur délégué l'avait annoncé au gouvernement avec un préavis très correct, alors que ses propos avaient été corroborés par tous les services secrets réunis, et bien que les plus grandes sommités scientifiques eussent prédit au jour près le phénomène, malgré un coefficient d'improbabilité fort peu prévisible, nous relatons ici un évènement déplorable, mais fort heureusement pas irreversible, en tous cas,à l'échelle de l'univers,
nous l'espérons...

Comme la CIA a apporté un démenti formel, c'est bien la preuve que ce non-évènement devait bien se produire !


Lassés d'occuper un territoire qu'ils avaient mis 54 ans à l'échelle de la planète sur laquelle il est situé (soit 17 (8) millions d'années- lumière) à coloniser, les Poiltifs ont décidé de s'exiler massivement vers Alpha du Centaure pour y couler des jours sinon meilleurs, au moins plus rigolos.

Malgré tous les efforts déployés par le gouvernement pour les retenir, l'exode a commencé hier matin et s'accélère à grande vitesse supra galactrotronique aujourd'hui.
Cette population, qui n'est pas sur cette terre à des fins uniquement esthétiques, n'hésitons pas à le rappeler, a expliqué, par la voix (éraillée car il fume beaucoup trop) de son délégué à notre notre envoyé spécial que (sic)

"Tout ce qui doit arriver arrivera, et tout en arrivant provoquera l'arrivée d'autre chose qui entraînera que ça arrive de nouveau mais enfin, pas nécessairement dans l'ordre chronologique"

Ces propos passablement confus, mais d'une clarté aussi évidente qu'extrordinaire, ne veulent pas dire que la population des Poiltifs va rester sans rien faire, mais leur délégué souligne (sic) :

"qu'ils leur faut en général plusieurs milliers d'années-lumière pour se déplacer d'un endroit à un autre d'une quelconque galaxie, et que subconséquement, leur retour serait envisageable, s'il doit se produire, ce qui qui est probable avec un taux d'incertitude de 10 puissance e, dans environ quelques mois à l'échelle terrienne.

Encore faudra t-il pour cela que le gouvernement, aussi peu performant et aussi inefficace soit-il, assisté de ses services spéciaux spécialisés dans l'art de se tirer dans les pattes et de se payer du bon temps, leur fournisse l'assurance avec un taux d'improbabilité proche du zéro absolu, absolument non prévisible à l'avance, mais possiblement envisageable à moyen terme, si la planète concernée existe encore dans quelques trillions de millions d'années-lumière de voyage dans l'espace temps, que les agressions et autres attentats soient relégués définitivement aux confins les plus éloignés d'une quelconque galaxie moche et aussi peu accueillante que possible aux fins de destruction par l'ennui total qui y règne" (fin de citation)

Le rédacteur souligne que les Poiltifs, quoique s'exprimant fort bien dans un langage appris hier soir en 3 minutes ont toutefois carrément négligé la ponctuaction dans leurs propos, ce qu les rend encore plus difficiles à décoder que s'ils avaient été pondérés de façon correcte par des points et des virgules.

Le rédacteur ne s'autorise surtout pas à emettre le moindre commentaire sur le fond des ces propos, surtout en ce qui concerne les remarques fort peu amènes des Poiltifs sur la compétence du gouvernement et sa clique, mais soulignera quand même qu'au final les Poiltifs n'ont pas dit qu'ils ne reviendraient jamais, mais juste qu'ils ont besoin de vacances, pour résumer brièvement leurs propos à l'attention des lecteurs qui auraient un peu de mal à traduire ceux-ci en langage cohérent.


Voilà, c'est donc chose faite, et vous pouvez applaudir, chers lecteurs, votre envoyé spécial qui pense à vous tout le temps.

Et remercier au passage de manière fort improbable DOUGLAS ADAMS* (RIP) pour son involontaire contribution à ce modeste post.

Nous ne manquerons pas de tenir nos lecteurs informés de la suite donnée à cette affaire !

De notre envoyé spécial à Warneton, E. D.

*Le guide du voyageur intergalactique et romans suivants, Douglas nous ayant quittés prématurément, hélas, son oeuvre est limitée ...